Veronika décide de mourir, de Paulo Coelho
C’est par un après-midi un peu désœuvré que ce livre m’est arrivé entre les mains. Par curiosité, je l’ai ouvert et… je suis allée au bout !
L’histoire se passe en Slovénie. Véronika, 24 ans, décide de se suicider parce qu’elle ne trouve aucun intérêt à la vie. Elle s’ennuie et n’est pas heureuse. Cette tentative de suicide la conduira à l’hôpital psychiatrique de Villete où la jeune femme apprend que son cœur a été très fragilisé et qu’il ne lui reste que très peu de temps à vivre. Durant ses derniers jours, elle rencontrera ce que tout un chacun appelle « des fous » : Maria l’angoissée, Zedka la dépressive, ou encore Eduard le schizophrène. Le récit navigue alors entre chacun de ces personnages atypiques, explique comment ils en sont arrivés à s’isoler, volontairement, d’une société qu’ils ne supportaient plus ou qui ne voulait plus de leurs différences. Villete, loin d’être le fidèle miroir d’un hôpital psychiatrique, constitue davantage la représentation symbolique d’un monde à part où les individus ont fait le choix de renoncer à la vie .Car, finalement, entre celui qui cherche à quitter le monde en se suicidant, et celui qui le quitte en simulant la folie, en s’enfermant dans un monde parallèle, où est la différence ? C’est le même refus de la vie que nous rapporte Coelho et en même temps, le même goût retrouvé pour la vie car peu à peu, chacun de ces personnages, au contact de la mourante Veronika, s’interrogera sur son parcours, sur ses difficultés à vivre parmi les autres et fera le choix, plus difficile certes, de retourner au monde des vivants.
Une belle histoire, au final, avec des bribes de spiritualité et de philosophie qui sont la signature de l’auteur mais qui, ici, ne prennent pas trop de place, ne sont pas écrasantes. C’est plutôt une incitation à jeter un regard différent, plus optimiste, sur la vie que nous offre Coelho.